DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

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ARGENT

LIGNES DE REFLEXION

L'argent est le nerf de la guerre dit-on, mais comment réussir une cession ou une transmission pour le bien de l'entreprise ? C'est-à-dire sans l'endetter à un niveau où elle ne pourrait pas assez investir, croitre ou assumer sa politique salariale interne. Il n'y a pas de réelle statistique sur les types de transmission, donation ou cession familiale. C'est avant tout un choix de parent (guidé aussi par les finances de l'entreprise). Pour le cas où le dirigeant souhaiterait vendre tout ou partie à son(ses) enfant(s) repreneur(s), la dette ne devrait pas dépasser 60% du free cash flow des 3 années à venir (c'est-à-dire la trésorerie nette disponible après financement des BFR et des investissements). La dette ne devrait pas dépasser non plus une durée excédant 5 à 7 ans au plus.

A titre personnel, la question à l'argent est plus délicate à traiter. Quand et comment distribuer des dividendes pour se constituer une épargne issue de ses années de travail ? Quel matelas de trésorerie détenir pour pouvoir assurer des droits de donation aux enfants si cela était utile ou nécessaire, ou pour financer des projets privés, familiaux ou professionnels (ceux des enfants par exemple) ? Rien n'est simple car la fiscalité est élevée. Et pourtant il faut diversifier ses actifs et anticiper. L'idée sous-jacente des distributions de dividendes est la constitution d'un patrimoine financier indépendant de l'entreprise qui aura pour objectif d'assurer un complément de revenus à la retraite, de pouvoir assurer le paiement des droits de donation s'il fallait donner tout ou partie des titres de l'entreprise, aider les enfants qui grandissent, se constituer un trésor de guerre représentant un confort matériel psychologique cristallisant des années et des années de travail.

Parler d'argent avec ses enfants ? Là aussi, c'est à la discrétion des parents, et selon les régions, les habitudes ne sont pas les mêmes. Quand l'on cite l'adage "pour vivre heureux vivons cachés", le rapport à l'argent des parents avec les enfants, s'agissant de sommes importantes devrait être celui de la discrétion : que les enfants sachent d'abord ce qu'est gagner de l'argent, et qu'ils travaillent sans attendre le fruit de l'héritage.

De manière globale, il faut savoir que dans les relations interpersonnelles dans une famille, l'argent est plus destructeur que les volontés collectives d'unité.

LIGNES D'ACTION

. Etre très rigoureux sur la finance d'entreprise (budgets, maitrise des BFR, facturations, relances, économies possibles.).

. Garder une discrétion sur ce sujet vis-à-vis des enfants et de la famille en général, ou en parler s'il s'agit de diffuser des valeurs de partage (mécénat, dons par exemple).

. se constituer des réserves pour des donations ou des financements de projets familiaux. Simplifier son patrimoine financier (il ne sert à rien de faire "plaisir" à sa banque en accumulant pendant des années des comptes bancaires ou des contrats.)

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Gérer prudemment ses actifs personnels ou sa trésorerie excédentaire.

. Les grosses voitures des enfants pour aller en école de commerce, d'ingénieur, de management : à bannir, pour le bien de tous.

. Pas de signe ostentatoire dans l'entreprise (y compris la voiture). Même si le chef d'entreprise est le patron par définition, il faut rester "discret".

LIGNES OPERATIONNELLES

. Introduire une variabilité dans les dividendes (pour éviter que cela soit considéré comme une rente).

. Donner de l'argent (ou des titres d'entreprise) en démembrement de propriété, de préférence à la pleine propriété.

. Constituer une épargne personnelle progressive au conjoint (retraite complémentaire, projet personnel).

. Gérer prudemment sa fortune personnelle (les conseillers financiers sont plus des vendeurs de produits que de véritables conseillers).

. Impliquer un enfant à ses côtés et/ou un cadre de l'entreprise dans un projet de type "fonds de dotation" dont on rappellera que l'argent versé ne peut être "repris". Savoir donner de l'argent est aussi une gestion responsable.

. Dissocier si possible le rôle de DAF de celui de trésorier au niveau des signatures.

. Valider dans son tableau de bord des données financières pertinentes, mesurables et pérennes.


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

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