DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

accueil

Ci-dessous, lien pour acheter l'édition papier (345 pages - 18 €)
Le livre Dictionnaire pratique des entreprises familiales
Existe aussi en E-BOOK :
Version Livre Amazon | Version Livre Google

MOT AU HASARD. | LISTE DES 100 MOTS | APPORTER VOTRE CONTRIBUTION

CONSEIL DE FAMILLE

LIGNES DE REFLEXION

Dans les familles où les relations sont à plusieurs niveaux (parents/enfants, au sein de la fratrie, entre cousins, ...) en lien avec les entreprises qu'elles détiennent (où il n'est pas conseillé de confondre famille et entreprise), il est pourtant un organe particulier qui peut être créé pour arriver à bien coordonner les intérêts de chacun : le conseil de famille.

En matière de gouvernance, le rôle du conseil de famille est, par une charte familiale écrite faisant loi, d'organiser le bon fonctionnement de la famille et de ses membres avec comme objectif principal de bien régir les rôles et fonctions de chacun dans les relations directes ou indirectes avec l'entreprise. Un conseil de famille enseigne aux membres de la famille, leurs droits, leurs responsabilités et leurs privilèges face à l'entreprise. Même si une société civile familiale, en tant qu'actionnaire de l'entreprise, peut être unie quand son gérant intervient parmi l'assemblée des actionnaires, ce rôle de gérant est davantage juridique ou financier. Le conseil de famille intègre les membres d'une même famille, les conjoints éventuellement, pour évoquer des sujets très divers en lien avec l'entreprise et le patrimoine : la formation de chacun, la politique de dividendes, les portes d'entrée ou de sortie pour des membres qui voudraient entrer ou sortir de l'entreprise, la politique d'investissements patrimoniaux.

Le conseil de famille élit un gérant qui sera le lien, la courroie de transmission avec l'entreprise. Il définit des comités spécialisés où  idéalement chaque enfant pourra apporter sa contribution pour compte commun. Naturellement ces comités doivent vivre et apporter de la valeur ajoutée, une ouverture d'esprit et un gain de temps pour l'entreprise. La charte de famille régit le conseil de famille comme les statuts le font pour l'entreprise elle-même. C'est un lieu d'échange sans contrainte autre que de garder l'unité de tous pour réussir la transmission de l'entreprise, de génération en génération. Il devrait être composé des enfants, et du gérant de famille, membre de la nouvelle génération. Il y aurait autant de conseils de famille que de branches familiales, quitte naturellement à ce que les gérants de chaque famille fassent eux aussi des réunions pour rendre cohérent l'actionnariat familial.

Certes dans les PME et ETI familiales, cela pourrait être considéré comme de la formalisation qui alourdirait le naturel dans le fonctionnement quotidien. Et pourtant, comme partout où des enjeux existent (entreprise, famille, emplois, patrimoine, investissements.) des règles sont nécessaires pour éviter de fragiliser l'ensemble au moindre désaccord (tout est prétexte à trouver des désaccords). Il y a des désaccords possibles quand d'une part les enjeux sont importants, avec des implications financières, et que les intérêts individuels ne sont pas les mêmes que l'intérêt collectif.

Comme l'entreprise n'est pas le lieu d'épanchement des individualités familiales, autant qu'elle soit organisée en amont, par ses actionnaires familiaux, avec une vision positive et constructive.

LIGNES D'ACTION

. Prévoir un changement de gérants familiaux tous les deux ou trois ans pour faire vivre la famille ("une chaine de gérance").

. Solliciter tous les membres (ou le plus possible) dans des comités spécialisés (parfois et idéalement en binôme), et surtout faire vivre les comités.

. Positionner le gérant de famille comme coordinateur de la famille, et non comme le chef. Corrélativement, la charte de famille écrira le fonctionnement à tous niveaux pour bien cadrer les liens internes et avec l'entreprise.

. Gérer la conviction, le naturel, la simplicité et les objectifs de l'entreprise et écarter tout ce qui sera artificiel et/ou mineur.

. Faire appel à un conseil en gouvernance de famille (même s'il y a en peu en France).

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Transmettre et imposer aux enfants est incompatible. Seule une décision d'envergure pourrait être "imposée" pour le bien de l'entreprise et/ou de la cohésion familiale. Comme un veto, cela devrait rester exceptionnel.

LIGNES OPERATIONNELLES

. Planifier les réunions de conseil de famille, en les préparant, par exemple en prenant les grands chapitres de la charte de famille comme trame de discussion, et plus particulièrement sur le travail des comités familiaux.

. Le conseil de famille est le lien d'échange de la famille avec l'entreprise, et non une réunion de famille. Pour garder l'intérêt de tels conseils, chacun doit y avoir une motivation et une action collectives.

. Ecrire les comptes rendus et les diffuser à tous (intranet familial, cloud.).


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

.
© 2014-2017 Finadoc Actionnal (COSALE - RCS Lille Métropole) - François Almaleh