DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

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LES CONSEILS DU DIRIGEANT

LIGNES DE REFLEXION

Sur ce sujet des conseils extérieurs dont s'entoure le dirigeant, il faut y voir deux catégories : les professions réglementées, nécessaires à la bonne marche de l'entreprise et des affaires privées et familiales que sont les notaires, avocats, experts comptables, et commissaires aux comptes. Et la seconde catégorie, en fait, tous les autres. Sur la première catégorie, nous n'avons pas mis les banques, volontairement : elles sont nécessaires certes, réglementées, mais si elles savaient conseiller, sans trivialité aucune dans nos propos, cela se saurait. Quant aux professions du droit et du chiffre, nous y verrions bien à leur égard une réelle exigence : plus de pro-activité de leur part et d'anticipation face aux objectifs doubles du dirigeant : lui-même pour ses affaires privées et son entreprise, les deux étant intimement liées. Mais aussi aux dirigeants d'initier une démarche d'exigence et d'inter-professionnalité : qu'autour d'une table chaque année, sur la base d'un ordre du jour précis, les conseils puissent travailler ensemble sur tel et tel objectif recherché ou exprimé par leur client. Il est tellement évident de dire que la valeur du conseil est vite rentabilisée qu'un chef d'entreprise exprimant ses priorités, son devenir, son organisation familiale et professionnelle devra assumer le prix du conseil pour sécuriser et développer ses environnements privé, financier, patrimonial, professionnel, familial, juridique. Le français en général ne paye pas ou avec difficulté le conseil (à tort évidemment).

Quant aux conseils opérationnels (coach, stratégie, management, conduite du changement, cgpi, levée de fonds, lean management, stratégie, RH, ...), ils sont très nombreux, souvent seuls dans leur structure, et insuffisamment formés car certes issus de grands groupes (départ volontaire, licenciement, reconversion) mais après ils ne se forment plus. On ne peut vivre sur ses acquis. Un point également important sur les conseils externes : on dit que "les conseilleurs ne sont pas les payeurs", et également qu'un "expert est une personne qui ne sait pas résoudre un problème qui n'existait pas quand il est arrivé". Même si cela est naturellement exagéré, il est de la responsabilité du dirigeant de bien choisir ses conseils suivant ses priorités. A ses équipes de direction de faire aussi appel à des tiers, sur des missions précises, budgétées, planifiées dans le temps. Le conseil auprès d'une entreprise familiale n'est pas un centre d'expérimentation : les budgets sont limités, les résultats doivent être visibles, cohérents et porter leurs fruits. L'impact d'une erreur est plus rapidement impactant dans une entreprise familiale. Le dirigeant doit avoir des conseils tiers à sa dimension, exigeants, volontaires, créateur de valeur ajoutée.

LIGNES D'ACTION

. Réunir une fois l'an ses conseils principaux pour coordonner les objectifs futurs.

. Valider les conseils tiers sur des références métier qu'ils ont effectivement et pas uniquement parce qu'ils ont été présentés ou référencés. Place au professionnalisme et laisser de côté la partie "marketing" de l'offre du conseil.

. Etre exigeant avec les conseils, à tous niveaux : contenu, délais, pertinence, suivi, contrôle, qualité.

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Confier à un conseil une mission parce qu'on le connait. Préférer davantage faire appel à un spécialiste.

. Refuser de payer le bon conseil quand des enjeux sont importants et pourraient avoir un impact réel.

. Ne pas laisser "déborder" les conseils sur un champ de compétences qui seraient pour eux un apprentissage, une nouveauté.

LIGNES OPERATIONNELLES

. Faire un point une fois tous les ans (ou tous les deux ans) de manière formelle avec ses conseils habituels (min. 3 conseils), au siège de l'entreprise.

. Demander des références aux sociétés de conseil (celles qui ne sont pas réglementés) et le niveau de formation continue des intervenants.

. Demander aux conseils des écrits réguliers et synthétiques sur leurs préconisations. Les paroles passent, les écrits restent (et sont de bons points de rappels pour éviter la redondance).


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

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