DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

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ENDETTEMENT

LIGNES DE REFLEXION

Si les sujets de financement sont très sensibles au vu de l'économie, ce n'est pas un thème nouveau de préoccupation financière. Certes cela touche toutes les entreprises, mais sa portée est différente dans les entreprises familiales par la proximité entre le dirigeant et les finances, car la fonction financière dans les PME et ETI est bien moins développée que dans les grands groupes (pour des questions de coûts, de moyens humains, de besoins d'information financière publique moindre.).

Si les dirigeants savent être fidèles envers leurs banques qui ont pu les accompagner dans les moments difficiles, les règles du jeu bancaires ont évolué plus que leurs considérations personnelles. C'est dommage mais c'est ainsi. L'octroi de crédit étant plus difficile (conditions, marge, garanties, acte de prêt, covenants.), il y a une nécessité de présenter des dossiers de financement structurés, bien construits, crédibles, c'est-à-dire d'ajuster son endettement avec un suivi rigoureux, tout autant que les prévisionnels à présenter (même si là aussi, cela est difficile de prévoir en temps de crise économique).

La question de l'endettement renvoie à celle d'équilibres bilanciels, et d'indépendance, mais aussi de capacité à investir. Si les banques sont frileuses, le dirigeant gardera pour plus tard ses projets, ou aura tendance à davantage les autofinancer (ce qui est en partie une erreur. erreur induite et non voulue). Investir et s'endetter pour avoir des contraintes bancaires (une épée de Damoclès) n'est pas forcément l'objectif recherché par les dirigeants qui y voient une contrainte forte : celle de confier possiblement les clefs de l'entreprise à la banque, le classique pot de terre contre le pot de fer, et de n'être plus si indépendant.

Dans les cas de transmission familiale, les dossiers de financement sont étudiés dans les banques par des départements spécifiques car elles financent selon elles de l'immatériel. Il en est de même si l'entreprise est dans un secteur d'activité sensible (l’accès au crédit est là alors très difficile). Si un fonds d'investissement est sollicité, celui-ci n'interviendra que si le projet de développement est clair, crédible, prévisible, aboutissant à une création de valeur. La notion d'endettement maitrisé par des financements tiers n'est pas si évidente. Toutes les entreprises n'intéressent pas les investisseurs financiers, et pourtant elles ont besoin d'investir et de raisonnablement s'endetter ; c'est une règle de bonne gestion pour des investissements de contracter une partie sur 5 à 7 ans. Même si les entreprises sont bien gérées, même si elles ont de la trésorerie, elles doivent pouvoir se financer, et s'endetter, comme tout le temps, à des niveaux raisonnables, et qui simultanément puissent permettre à l'entreprise de réaliser ses prévisions et projections économiques.

En matière d'opération de LBO, parfois les entreprises s'endettement sur des montants importants (effet de levier qui fut avant 2008 déraisonnable, et davantage maitrisé depuis). Même en LBO, OBO, en transmission familiale, rachat d'actions, sortie de minoritaires, l'endettement de l'entreprise qui en découle n'est pas productif. Si l'économie va moins bien et que l'entreprise en subit les conséquences, sa capacité d'investissements productifs sera mise à mal, entrainant plus de fragilité, ce qui n'est pas l'objectif recherché. L’effet de ciseau est donc la crainte d’un endettement mal préparé.

LIGNES D'ACTION

 . Renforcer la fonction finance dans l'entreprise avec une rigueur financière et budgétaire assurant la crédibilité au niveau des banques.

. Négocier avec les banques (taux, garantie, clauses du contrat.).
. Penser aux prêts participatifs qui permettent d'être financé sans modification du capital (coût plus élevé qu'une banque, mais l'indépendance est aussi à ce prix là).

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Se passer des banques pour ses lignes de financement et/ou autofinancer.

. Penser que les investisseurs financiers financent tout et toutes les entreprises et/ou que le crowdfunding (financement participatif) deviendra un outil de substitution.

. Ne pas établir de plan de financement (différent des budgets prévisionnels).

. Ne pas lire ni négocier les covenants et les garanties des contrats de prêt.

LIGNES OPERATIONNELLES

. Etablir sur plusieurs années (historique et prévisionnels) des ratios financiers : dettes/capitaux permanents, dettes sur total bilan, dette sur CAF retraitée des besoins de BFR et de Capex (capital expanditure = besoins d'investissements).

. Construire et fiabiliser un plan de financement (emplois/ressources).

. Surveiller son endettement tous les mois (sa trésorerie tous les jours) dans un tableau de bord.

. Informer les banques régulièrement (en dehors des rv annuels des chargés de clientèle).
. Acheter et lire le Vernimenn ("la finance d'entreprise" chez Dalloz), un excellent livre, une bible.


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

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