DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

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ENFANTS

LIGNES DE REFLEXION

Le temps d'un dirigeant dans son entreprise est tel que le conjoint et ses enfants le voient peu, même s'ils en ont l'habitude. Beaucoup de chefs d’entreprise en milieu ou en fin de vie professionnelle expriment des regrets qu'ils n'ont pas forcément vu grandir leurs enfants. Ce thème des enfants ne sera pas un court manuel éducatif à l'usage des dirigeants, mais évoquera plutôt le rôle des enfants eux-mêmes.

Ces enfants qui même petits ou adolescents comprennent le temps que leur consacrent les parents, les sujets de l'entreprise qui arrivent dans la maison, avec les joies ou les inquiétudes. Certes certains parents font la séparation privé/professionnel pour maintenir un équilibre de vie, mais ce n'est pas la grande majorité. Le dirigeant d'une entreprise familiale aime aussi raconter, lors de réunions de famille, telle ou telle anecdote, tel ou tel bon souvenir. Cela fait partie de la mémoire collective. Il instille aussi, sans forcément le faire volontairement, la réussite, le travail, l'indépendance de sa fonction. Pour un enfant, comprendre que son père ou sa mère dirige une entreprise est plus facile à comprendre qu'un métier salarié avec une fonction précise (et parfois "technique" donc peu compréhensible).

Et il vient un âge où le dirigeant d'entreprise regarde ses enfants d'un regard différent : y en a-t-il au moins un qui pourrait reprendre l'affaire familiale ? C'est globalement son voeu le plus cher. Il cherchera aussi les moyens d'équilibrer lors de la transmission du patrimoine chaque enfant, même si ce n'est pas toujours aisé. Le temps sera sa seconde question : son idée sur tel ou tel enfant se concrétisera-t-elle ? Si oui quand ? Le temps passe vite, former un enfant dans une entreprise est une longue étape. qui doit suivre celle d'une formation ou d'un apprentissage.

Quand cette étape est franchie, un enfant (ou plusieurs) s'installe progressivement en fonction, avec par la suite plus de responsabilité fonctionnelle et juridique. Des différences entre enfants peuvent survenir : détenir un immobilier de rapport et avoir une entreprise qui en général rapporte plus (le risque est plus élevé) créé naturellement des richesses individuelles différentes. Dans les premières années d'une donation, cela est peu visible, mais cela s'accroit avec le temps. Globalement le meilleur vecteur de création de richesse est l'entreprise, ensuite l'immobilier, et beaucoup moins un portefeuille financier. Mais on le sait, donner une entreprise à tous les enfants (sauf à ce qu'ils y soient tous en fonction) poserait à terme des soucis.

C'est là où les principes de gouvernance de famille et le rôle des parents doivent jouer : canaliser des jalousies possibles, aider ceux qui en ont besoin, maintenir les équilibres (pas uniquement en donnant ou prêtant de l'argent). Il n'y pas de manuel à ce sujet, juste un bon sens de parents. qui est celui de faire au mieux. Et de comprendre que les enfants ne veulent pas tous faire le métier de leurs parents, fussent-ils dirigeants.

Enfin, ce n'est pas parce que l'on est dirigeant que forcément un enfant sera également dirigeant. Second point : là aussi, ce n'est pas parce qu'on dirige une entreprise que les générations entre elles se parlent mieux ou plus. Même formés dans une école de commerce, d'ingénieurs. les enfants veulent faire différemment de leurs parents. qui ne l'intègrent pas exactement comme cela. C'est ainsi, entreprises familiales ou non.

LIGNES D'ACTION

. Passer du temps avec les enfants, pour les voir grandir, évoluer, et aider (au moins) l'un d'eux s'il y avait une possible "prédisposition" aux activités de l'entreprise. Les ouvrir sur le monde l'entreprise (stage interne ou dans une entreprise "amie").

. Ne pas placer un enfant parce qu'il n'aurait pas encore trouvé un emploi.

. N'en prendre un comme successeur que s'il avait montré une volonté ferme et affichée, et non une envie pour faire plaisir ou créée en la circonstance.

. Préparer bien à l'avance son patrimoine à tous niveaux pour une uniformité entre les enfants. Avoir des enfants c'est aussi leur transmettre une éducation et à terme un patrimoine dans un équilibre familial naturel.

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Ne pas discuter avec ses enfants, ne pas faire d'activités avec eux.

. Ne pas leur faire visiter l'entreprise (quel que soit le secteur d'activité).

. Transmettre son stress (ce n'est pas si facile mais conjoint et enfants ne sont pas concernés par les soucis de l'entreprise).

LIGNES OPERATIONNELLES

. Les enfants sont-ils protégés financièrement par une prévoyance (rente éducation, capital) ? Les faibles coûts assurent néanmoins une bonne protection.

. Le coût des études est-il intégré (10 à 15 KE/an pour les grandes écoles) ?

. Y aura-t-il une place à terme dans l'entreprise pour un ou plusieurs enfants ?

. A-t-on confiance dans les enfants (ou l'un deux) en cas de décès pour fédérer la famille, les histoires d'argent, la transmission, les décisions importantes ? Si oui, lequel et l’informer de sa responsabilité.

. Réunir enfants et petits-enfants pour les voir grandir, évoluer et se faire une idée si l'un d'eux à la capacité à terme de diriger.

CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

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