DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

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FORTUNE

LIGNES DE REFLEXION

Quand l'on évoque à un dirigeant d'entreprise familiale sa fortune, il réagit en disant qu'il n'en a pas. Cela dépend naturellement de ce qu'on y inclut mais il se circonscrit à sa sphère privée. L'entreprise est une valeur patrimoniale, même si elle n'est pas cotée en bourse et pas liquide. Elle affiche des résultats et des valeurs en hausse ou en baisse selon les années.

Pour 90% des dirigeants de PME ou ETI familiales, 90% de la fortune globale est l'entreprise, l’autre partie étant leur résidence principale et des placements financiers divers. Ils n'ont pas de vocation à détenir une fortune en parallèle aussi conséquente. La richesse et la valeur se font par le travail et la valorisation de l'entreprise parce qu'ils la maitrisent au quotidien, alors que les marchés financiers leur sont plus énigmatiques et moins tangibles.

Si le terme fortune est nécessairement relatif à la perception que l'on en a, il n'en demeure pas moins que la partie financière du patrimoine global d'un dirigeant doit augmenter pour des raisons évidentes : en ayant un patrimoine financier, il aura réparti ses risques et sera plus serein et confiant en l’avenir. Ensuite, il aura des ressources pour aider ses enfants si nécessaire, ou pour assurer le paiement des droits de donation et permettre alors la transmission de l'affaire familiale avec moins de contrainte. Idéalement il devrait donner une partie de ses avoirs ou de ses biens à son conjoint, même en démembrement, pour assurer une protection financière en cas de décès. Avoir une fortune n'est pas forcément la dépenser ou l'exhiber. Nous connaissons l'adage, pour vivre heureux vivons caché, qui s'applique à la discrétion financière des entreprises, du patrimoine privé, et des holdings personnelles (souvent réceptacles de la fortune des dirigeants et à but transmissif).
Une citation de W. Churchill : "Les économies, c'est très bien, surtout si vos parents les ont faites pour vous".

LIGNES D'ACTION

. Etre discret à tous égards s'agissant de sa fortune. Elle ne peut être un but en soi.

. Gérer prudemment sa fortune. qui pour l'essentiel se constitue par l'entreprise. Il n'est pas nécessaire de placer sa fortune sur les marchés financiers à des niveaux élevés de risque (ou des niveaux trop bas de rémunération).

. Avoir une politique de distribution de dividendes, même avec une faible part. Associer si possible le personnel aux résultats de l'entreprise pour équilibrer le triangle entreprise-personnel-actionnaires.

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Donner aux enfants en pleine propriété des sommes d'argent (ou des titres qui deviendraient rapidement des sommes d'argent).

. Prendre des options risquées (produits proposés par les banques ou des indépendants du patrimoine peu avertis).

LIGNES OPERATIONNELLES

. La fortune se transmet en démembrement de propriété essentiellement s'agissant d'enfants plus jeunes ou de ceux qui ne sont pas en responsabilité en entreprise.

. Répartir sa fortune entre finances, immobilier, et aussi en placements divers (art, bois, forêts.selon sa sensibilité) pour se faire plaisir (mais avec discernement).

. Se constituer des réserves financières stables et hors exploitation, à titre privé, ou par une holding interposée, non pour "vider" l'entreprise mais bien pour anticiper des besoins futurs. A cet effet, la distribution régulière de dividendes sera utile.


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

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