DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

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INDEPENDANCE

LIGNES DE REFLEXION

Par définition, les entreprises familiales sont indépendantes, la majorité du capital appartient à une ou plusieurs familles qui en contrôle(nt) les décisions directement ou indirectement si l'opérationnel est confié à un tiers. Cela n'empêche pas la présence au capital d'un investisseur financier en position minoritaire, ou même la présence de l'entreprise sur un marché boursier (réglementé en général) ou obligataire (négocié). Quand parfois on connait l'activisme de certains fonds d'investissements minoritaires, l'on constate que l'indépendance n'a de sens que si elle est maitrisable.

Même si l'entreprise familiale a des obligations légales de publication des comptes, de certification, de contrôle, elle n'est pas obligée d'établir autant de documentations financières que si elle devait rendre des comptes à des tiers non familiaux (elle le fait pour son personnel dans le cadre des dispositions réglementaires).

Quant à l'entrée au capital de tiers, il faut distinguer deux cas : celui où un industriel rentre progressivement dans l'entreprise familiale, pour y développer des synergies et puis peut-être à terme procéder à l'acquisition totale des titres, et celui où les ressources insuffisantes de l'entreprise nécessitent l'apport de fonds extérieurs non bancaires. Le discours des fonds d'investissements est de financer la croissance de belles PME/ETI. Or à la sortie, certains fonds envisagent la cession totale de l'entreprise pour mieux valoriser leur taux de rendement. Et c'est ainsi que les entreprises familiales se vendent. parfois contre les volontés des chefs d'entreprise (sauf quand ils sont bien conseillés en aval ou lors du process de sortie).


L’indépendance est le leitmotiv des entrepreneurs familiaux : décider, agir, créer, faire des choix de tous ordres. Comment pourrait-on évoluer selon eux si une décision à prendre, financière, sociale, commerciale…devait être pondérée, amendée, validée par un tiers qui ne serait pas du métier (un financier par exemple). Les dirigeants veulent être maîtres chez eux. Parfois, ce principe est écrit dans le marbre alors que le financement minoritaire par un investisseur financier ne modifierait pas son quotidien, plus les options de sortie de ce financier.

LIGNES D'ACTION

. Accepter de perdre une partie du capital si l'on est prêt à publier des données et informations complètes sur l'entreprise (comptes, stratégie, reporting.).

. Perdre une partie d'indépendance pour mieux croitre et grandir peut présenter un réel intérêt. Attention toutefois de ne pas trop financiariser l'entreprise à la mode anglo-saxonne.

. Perdre l'indépendance pour quelques années nécessite de se projeter sur l'après : comment gérer la sortie du minoritaire (ou renforcer sa propre position). Ce point est fondamental pour ne pas tomber dans les LBO secondaires, tertiaires. et là aussi financiariser l'entreprise.

. Veiller à dépendre le moins possible des banques et de leur contrôle juridique ou financier, et ne pas accepter les prêts en pool, club deal. (les banques se parlent un peu trop).

. Le rapprochement de deux entreprises familiales peut avoir du sens, et cela ne compromettrait pas la notion d'indépendance.

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Privilégier une sortie financière du capital et non celle de la transmission familiale (les ETI allemandes se transmettent et ne se vendent pas).

. Un investisseur financier ne doit pas devenir une contrainte à la sortie. Il doit être, comme une belle-famille, une valeur ajoutée.

LIGNES OPERATIONNELLES

. Négocier les garanties avec les banques pour éviter des nantissements de fonds de commerce, ou leur aval préalable en cas d'investissements, ou de changements significatifs (libellé très dangereux. quoi qu'inapplicable à notre sens).

. Contrôler l'influence des clients majeurs sur la dépendance de l’entreprise et l'impact si l'activité diminuait avec eux. La voie possible est la reprise de l’activité commerciale pour élargir le portefeuille de clients, et désensibiliser l’entreprise pour accroître son indépendance commerciale et financière.


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

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© 2014-2017 Finadoc Actionnal (COSALE - RCS Lille Métropole) - François Almaleh