DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

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LA PLACE DES FILLES

LIGNES DE REFLEXION

Il n'y faut voir ici aucune considération sexiste, mais plutôt la réalité que les femmes à la direction des entreprises sont très peu présentes, moins de 10% des entreprises de plus de 10 salariés. Dans les PME et ETI à actionnariat plus large, et les entreprises trans-générationnelles, les parents transmettent les biens à leurs enfants, garçons ou filles. Pour les filles qui ne seraient pas opérationnelles, mais néanmoins actionnaires, le risque pour les parents est que le patrimoine professionnel soit entre les mains de membres non familiaux (par le sang). Cela deviendrait ensuite compliqué lors d'assemblées générales par exemple quand les affaires professionnelles et familiales sont imbriquées et que l'histoire d'une entreprise, de ses dirigeants familiaux est aussi l'histoire d'une famille. L'on n'en veut pour preuve que les parents conseillent majoritairement aux enfants le régime matrimonial de la séparation des biens, pour bien dissocier et réduire les risques entre la famille et l'entreprise.

Souvent l'on voit aussi des dirigeants donner aux garçons les titres de l'entreprise, et aux filles de l'immobilier, marquant une séparation. qui n'a pas de raison d'être dans nos sociétés modernes. Il y a certainement un travail à faire pour mieux associer les filles par un système de gouvernance et d'implication à tous niveaux, sans sexisme. Les filles qui deviennent dirigeantes sont très souvent bien meilleures que leurs frères, plus combatives et déterminées. Mais l'on compare quelques cas à une majorité.
L'actionnariat familial aurait donc à s'enrichir de tous profils. Rien ne peut être imposé. Ce sera l'affaire de plusieurs générations.

Le vrai débat sur la place des filles n'est pas d'ordre d'égalité des sexes sur le plan professionnel, mais d'assurer à tous et à toutes une place dans l'entreprise à hauteur des objectifs de chacun, et de donner la meilleure éducation à tous selon les profils.

Aux filles qui veulent s'investir dans l'entreprise de le faire complètement en gérant leur vie de famille (dont leur maternité) sans distinction de sexe. Une entreprise a besoin de dirigeants impliqués.

LIGNES D'ACTION

. Mettre en place un système de gouvernance de famille qui donne les rôles et fonctions de chacune en tout équilibre et laisse la place à toutes les bonnes volontés.

. Prévoir un plan de formation pour les filles non opérationnelles. en lien avec l'entreprise, et les impliquer en matière financière, juridique, patrimoniale pour un enrichissement mutuel des bonnes pratiques d'actionnariat.

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Ecarter les talents parce qu'il y aurait des sujets de maternité (naturels au demeurant) n'a plus lieu d'être.

. Avoir des enfants et être dirigeante se gère bien en communiquant et en gardant son implication professionnelle. sinon l'entreprise en serait affectée.

LIGNES OPERATIONNELLES

. Adhérer à des organisations/réseaux de femmes chefs d'entreprise, non pour renforcer le sexisme, mais bien pour échanger entre femmes dirigeantes de sujets communs (ce qui n'exclut pas d'autres réseaux).

. Former tous les enfants à la finance d'entreprise, au patrimoine, au juridique des holding ou des statuts. pour équilibrer les relations dans la fratrie et casser ce préjugé sexiste que les femmes se s'occupent pas de finance.

. Protéger les filles qui n'auraient pas d'activité professionnelle (même si cela peut être un choix de leur part, il vaut mieux anticiper), par exemple par l'affectation d'un contrat d'assurance-vie dédié ou un immeuble locatif.


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

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