DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

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POUVOIR

LIGNES DE REFLEXION

La notion de pouvoir se retrouve à tous les échelons d'une entreprise, nous l'apercevons intuitivement et par expérience. Dans les entreprises familiales, le pouvoir est concentré entre les mains d'un seul homme (ou femme), le dirigeant. Le dirigeant ne cherche pas le pouvoir en tant que tel ; il l'a, cela s'impose à tous sans qu'il soit nécessaire de le rappeler, comme un règle du jeu. Mais il doit être à l’écoute et attentif à ses équipes dans lesquelles le pouvoir peut être recherché, celui d’être « plus prêt du bon dieu ». L'attention doit être portée sur les volontés et ambitions de chacun. L'on sait que la volonté de pouvoir peut mener à des résultats contraires aux objectifs voulus. Le dialogue social, la transparence, l'échange permettent de bien anticiper les objectifs professionnels et corrélativement de pouvoir au sein de l'entreprise.

Le pouvoir, celui du « chef » peut créer des blocages, des inhibitions chez les cadres dirigeants qui peuvent avoir des idées mais pas le pouvoir de les mettre en place, ou d’avoir une crainte de ne pas être suivi. Naturellement il y a toutes les techniques possibles de coaching, de management. pour essayer de trouver les bons biais pour faire passer ses idées. Chaque cadre de direction, chaque employé. cherche à être  valorisé par son supérieur, ce n'est pas anormal, loin de là. Le dirigeant qui manage bien le pouvoir et vit son entreprise mènera loin ses équipes… à condition de leur donner du sens et une vision à long terme. Mais il est clair et évident, que malgré toute la littérature sur les nouvelles formes de manangement, de coaching et autres principes d’organisation, l’entreprise vit avec un dirigeant, et lui ôter le pouvoir, ce serait tomber dans un collectivisme naïf. Le jour où l’entreprise franchit un effet de seuil et qu’une décision forte doit être prise pour assurer sa survie, alors celui qui sait décider, celui qui doit imposer, celui qui a le pouvoir, s’en sortira bien mieux.

Sur le plan actionnarial et familial, le pouvoir est géré différemment. Il est moins perceptible, ou quand il l'est, le conflit peut vite advenir. Tel groupe familial voudra le pouvoir pour redresser l'entreprise, pour être majoritaire, pour placer des enfants. et souvent pour des raisons d'entente familiale cachée, profonde. qui fait déteindre sur l'entreprise tout entière des rancunes personnelles. Le pouvoir n'est pas ici lié à l'argent mais au contrôle, à la propriété. bien davantage qu'à la co-propriété.

Sur le sujet parent/enfant, l'on rencontre fréquemment des parents trop présents, ne laissant pas de marge de manoeuvre aux nouvelles générations. Ils n'ont pas pris de recul par rapport à la marche de l'entreprise, à leur rôle de dirigeant qui doit être transmis. Ils veulent transmettre mais quand même garder le pouvoir. D'où l'utilité de créer des structures bicéphales de directoire et conseil de surveillance. Le pouvoir rime ici dans la transmission avec confiance. Le pouvoir se transmet, ne se partage pas, et doit être utilise tout le temps à bon escient. Ce n'est pas la notion de pouvoir qui fait avancer l'entreprise : c'est l'esprit collectif, l'exigence à tous niveaux, la stratégie mise en oeuvre, etc.

LIGNES D'ACTION

. Etablir une bonne gouvernance de famille et/ou d'entreprise, associée ou non à un pacte d'actionnaires et une valorisation financière pour clarifier bien en amont des dérives possibles sur les effets négatifs du pouvoir (notamment rapporté à l'argent).

. Diriger et néanmoins partager le pouvoir dans un management collectif pour le bien de l'entreprise et non celui des personnes individuelles (qui bien sur doivent être positivement valorisées).

. Savoir déléguer (cela s'apprend) et gérer son temps (cela s'apprend aussi). Le pouvoir "naturel" est bien plus valorisant pour une entreprise.

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Trop de pouvoir ne libère ni la croissance, ni l'innovation, ni la productivité, et encore moins le climat social.

. Confondre pouvoir et argent… on le voit trop souvent.

LIGNES OPERATIONNELLES

. Echanger dans des clubs d'entreprises sur le style de management, ou lors de réunions informelles sur l'expérience d'autres dirigeants.

. Accepter d'être coaché (choisir un très bon interlocuteur) pour bien mesurer comment s'exerce le pouvoir, qu'il soit positif et ouvert et non subi ou contraint.


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

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© 2014-2017 Finadoc Actionnal (COSALE - RCS Lille Métropole) - François Almaleh