DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

accueil

Ci-dessous, lien pour acheter l'édition papier (345 pages - 18 €)
Le livre Dictionnaire pratique des entreprises familiales
Existe aussi en E-BOOK :
Version Livre Amazon | Version Livre Google

MOT AU HASARD. | LISTE DES 100 MOTS | APPORTER VOTRE CONTRIBUTION

REMUNERATION

LIGNES DE REFLEXION

Si le sujet de la rémunération n'est pas propre à l'entreprise familiale, l'on trouve néanmoins de meilleures bonnes pratiques salariales dans les PME/ETI. Certes, il y a comme partout des disparités, des négociations plus ou moins faciles sur les augmentations, parfois moins d’avantages extra-salariaux, mais quand l'on regarde l'entreprise sous l'angle de la gouvernance et de l'équité, l'on a bien moins de dirigeants s'octroyant des salaires élevés, indécents. Certes une PME/ETI ne pourrait pas se le permettre (sauf là aussi exceptions) mais aussi par culture : il vaut mieux une entreprise avec des ressources pour vivre, sans trop demander aux banques plutôt que des revenus importants nécessitant des efforts de trésorerie de l'entreprise, donc introduire une fragilité. inutile par ailleurs.

Dans les entreprises familiales, ce n'est pas la rémunération qui vient payer le risque, mais la revente possible de ses actions à terme. Dans les grands groupes, cela est différent : les revenus sont liés au risque pris, à la stratégie qui a conduit l'entreprise vers le succès. En PME/ETI le dirigeant sait qu'il ne doit se payer qu'à hauteur des possibilités offertes par l'entreprise, et il se prend des dividendes en complément si cela est possible.

Dans les SARL, par l'effet du dispositif fiscal Madelin, l'épargne pour la retraite est déductible fiscalement (jusqu'à un plafond). Les dirigeants sont donc attentifs aux équilibres entre les revenus actuels et ceux futurs.  Mais la récente fiscalité sur les dividendes de SARL est venir perturber les revenus et rémunération des gérants de sociétés.

La rémunération est donc de trois ordres : immédiate (salaires), variable (dividendes), future (épargne entreprise, et les droits à retraite, par répartition ou capitalisation). L'on pourrait ajouter une quatrième composante : les avantages en nature (en général la voiture).

Quant à l'arbitrage revenus/dividendes, c'est la fiscalité française qui impose parfois ce choix. Même avec force calculs d'optimisation, les revenus capitalisent pour la retraite, et les dividendes ne doivent être que variables, sachant que la distribution profite à tous alors que l'on ne voudrait pas qu'il en soit toujours ainsi (dans les familles, l'argent est plus personnel que collectif et l'on s'habitue très vite à en percevoir).

LIGNES D'ACTION

. Si les résultats deviennent importants pour une PME/ETI, mettre en place un plan d'intéressement des salariés (PEE/PERCO, article 83.) pour un partage responsable.

. Répartir ses sources de revenus professionnels (épargne salariale, article 83.) et les planifier dans le temps.

. En cas de rémunération importante, pas de signe ostentatoire pouvant mettre de la distance entre le dirigeant et le personnel, ni laisser la place à des rumeurs, suspicions, jalousies.

. La rémunération nécessite d'être optimisée par un professionnel (expert-comptable, assureur, indépendant du patrimoine). Elle permet de construire le futur et de protéger la famille grâce à l'épargne.

. Penser à la rémunération ou l'absence de rémunération du conjoint pour lui donner une épargne personnelle ; sa rémunération de conjoint et de soutien qui n'est pas toujours facile.

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Prendre trop de dividendes par rapport aux revenus d'activité. La fiscalité s'alourdit pour les revenus distribués (TMI de 45% pour l'impôt sur le revenu + csg/crds de 15,5% + contributions exceptionnelles sur les hauts revenus de 3 ou 4%).

. Vouloir distribuer des dividendes à une société holding étrangère alors que l'on est résident fiscal français.

. La rémunération d'un enfant, nouvelle génération, en "formation", n'est pas celle des grands groupes. Elle est naturellement inférieure mais pour une plus grande liberté et autonomie.

LIGNES OPERATIONNELLES

. Les valorisations d'entreprise sont optimisées quand l'on retraite la rémunération du cédant. A 100 KE brut plus 50% de charges, et un multiple d'EBIT de 7, cela donne un écart positif de près de 1 ME sur la valeur de l’entreprise.

. L'arbitrage des revenus entre SA (ou SAS) et SARL n'est pas terminé. Les écarts assez faibles ne nécessitent pas de changer la forme sociétaire uniquement pour des sujets de rémunération, d'autant que la SARL n'est pas aussi souple que les SAS (statuts, actions de préférence, ...). Nous préconisons la forme en SAS pour les dirigeants (sociétés d'exploitation et holding).

. La liasse fiscale demande la rémunération des 5 à 10 personnes les plus payées.annexe pas toujours remplie. Pour être heureux vivons caché, mais aussi en transparence pour éviter conflit et jalousie.

. Certains outils de défiscalisation sont utiles (de 9 KE à 18 KE / an) : FCPR/FCPI, dons, investissement dans les PME, Sofica (cinéma). A éviter : le disposition Girardin et autres mécanismes de biens achetés sur le papier.


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

.
© 2014-2017 Finadoc Actionnal (COSALE - RCS Lille Métropole) - François Almaleh