DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

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RICHESSE

LIGNES DE REFLEXION

Il n'y a de richesse que d'hommes dit-on. La vision qui ferait d'un dirigeant une personne intéressée uniquement par le profit est erronée (mais en France où le rapport à l’argent est tenace et difficile, les idées évoluent peu). Le dirigeant qui cède son entreprise (retraite, pas de repreneur, trop petit sur son métier.) pense à son personnel, avec beaucoup d'attachement. Cela ne sait pas mais c'est une réalité, les dirigeants n'aiment pas licencier. La richesse humaine est certainement la plus importante car ce sont les hommes qui font tourner les machines (pour reprendre une vieux slogan d'Apple à ses débuts).

La richesse matérielle n'est importante qu'à trois titres : si le conjoint et la famille sont protégés et biens installés, que des réserves financières ont été constituées, et si le patrimoine a été diversifié, en général vers l'immobilier de rapport, procurant des revenus complémentaires, de substitution ou pour la retraite.

La richesse patrimoniale, en terme absolue, même si elle est relative, n'est pas le but recherché d'un dirigeant d'une entreprise familiale, ou du moins pas son objectif premier. La priorité est donnée à l'entreprise, et c'est là qu'il se créé sa richesse, par le fruit de son travail. Cela a plus d'importance pour lui que les biens personnels (car de toute façon son temps disponible étant réduit, il ne pourrait être dans différentes “villégiatures”).

Que véhiculer à ses enfants sur la richesse et l'argent ? Un rapport ouvert, transparent, ou confidentiel ? C'est le curseur de la notion de travail que mettra le chef d'entreprise. En général rendre l'argent facile ne donne pas la meilleure notion du travail. L'inverse n'est pas réciproque : le travail et sa réussite peuvent conduire à bien gagner sa vie (et cela devient davantage légitime). Sur des entreprises familiales pour lesquelles la rentabilité est très importante, l'on voit souvent l'accompagnement des dirigeants dans divers projets économiques parallèles pour considérer que la richesse financière a plutôt son rôle à jouer dans l'économie réelle que sur les marchés financiers.

Il est constant de voir qu'au-delà d'une protection financière établie (épargne), les dirigeants préfèrent l'entreprise à la finance. Ils maitrisent au quotidien les rouages de l'entreprise, peuvent agir sur elle, mais pas sur la finance. Ils créent de la richesse entrepreneuriale, et pour la sphère politique, c'est un point majeur à savoir (mais l'on dit que les politiques n'ont jamais travaillé en entreprise.).

LIGNES D'ACTION

. Equilibrer si possible la richesse de l'entreprise, par exemple sur les dividendes, 1/3 pour le personnel, 1/3 pour les actionnaires et le dernier tiers à renforcer tel ou tel secteur de l'entreprise (où à capitaliser un trésor de guerre pour affronter des années difficiles).

. Placer vis-à-vis des enfants la valeur travail avant celle de la richesse patrimoniale. Les donations de cash aux enfants et aux petits-enfants seront ponctuelles et limitées.

. A l'instar de certaines pratiques culturelles, ne pas montrer sa richesse, être discret. La richesse se crée, se gère mais se transmet aussi. La montrer est aussi la réduire, l'on n'est pas aux USA où elle est un signe de réussite sociale (redistribuée en partie en philanthropie).

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Montrer sa richesse (elle crée des envieux, des jalousies, des différences qui n'ont plus lieu d'être).

. Ne pas répartir sa richesse et la concentrer (donc augmenter les risques). Même si l’entreprise reste le cœur de la valeur d’ensemble, le dirigeant doit répartir son patrimoine pour se sécuriser.

. Oublier que la richesse familiale et la santé sont la base de tout (et que l'on a qu'une vie).

LIGNES OPERATIONNELLES

. La richesse acquise (par succession notamment) se transmettrait idéalement à l'identique. La richesse créée ne devrait être transmise que tardivement (ce qui ne veut pas dire ne pas l'optimiser avant).

. La richesse ré-investie dans l'économie réelle (projets, immobilier, private equity.) est plus valorisante qu'un patrimoine financier sur lequel l'on a pas toute la maitrise. Il ne faut pas vouloir tout faire pour le principe de répartir, mais d'agir sur ce que l'on pense le mieux appréhender.

. Créer un fonds de dotation sur un sujet qui tient à coeur le dirigeant (sport, culture, santé, humanitaire.). Les fonds sont définitivement et irrévocablement sortis du patrimoine privé mais oeuvrent à de bonnes causes que l'on "choisit" soi-même.


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

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© 2014-2017 Finadoc Actionnal (COSALE - RCS Lille Métropole) - François Almaleh