DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

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SECURITE

LIGNES DE REFLEXION

S'il y a un mot presque antinomique avec celui d'entreprise, c'est bien celui de sécurité, et pourtant il y trouve sa place dans les entreprises familiales. Il ne s'agit pas d'une sécurité absolue, mais celle économique et financière que le dirigeant vise quand il prend une décision, essentiellement d'investissement, de croissance externe. Les enjeux sont directement visibles entre la décision prise et le résultat de cette décision. Il n'y a pas de "parapluie" comme dans les grands groupes où la décision est partagée, collective, mutualisée (idem quant aux responsabilités sous-jacentes).

Dans des cycles économiques perturbés, il faut garder le cap, certes en s'adaptant, mais l'objectif n'est pas forcément de croitre. Là où le discours actuel est axé sur l'innovation, sur la croissance de l'entreprise, certains rejettent sur les PME et ETI le manque d'enthousiasme au niveau des investissements. Ce n'est pas un manque d'ambition que de protection et de sécurisation dans les moments où cela s'avère nécessaire. Les entreprises familiales non cotées ne répondent qu'aux dirigeants eux-mêmes, à leur famille, voire parfois à des investisseurs financiers (en position minoritaire). Il est bien évident que l'esprit du dirigeant, son rôle, sa fonction, sa vie d'entrepreneur est de prendre des risques en permanence, mais pas en un risque global jouant sur toute son entreprise. Un échec ponctuel se gère, pas un échec global qui mettrait deux à trois ans à se résorber quand l'entreprise vire au rouge sur sa rentabilité (par expérience uniquement, ce n'est pas une vérité absolue). Quand on sait qu'une insécurité puisse perturber toute l'entreprise, y compris son dirigeant, on peut comprendre qu'il vaut mieux être prudent que d'affronter la tempête vent de face.

Sur les sujets patrimoniaux, nous attachons de l'importance à la sécurité des schémas juridiques et fiscaux. Un dirigeant subissant un contrôle urssaf ou fiscal (personnel ou professionnel) sait le stress généré par ce type de contrôle. Cela vaut-il la peine de prendre des risques (même si souvent c'est la pression fiscale qui motive certains décalages dans les déclarations) ? Non évidemment. Mais il faut aussi ajouter un mot sur la sécurité les schémas juridiques et financiers pris par les dirigeants sans intervention des conseils habituels, des décisions mal prises, incertaines (par eux-mêmes et/ou par ces mêmes conseils). On sécurise parce que l'on est compétent, que l'on sait s'entourer, que l'on comprend le couple causes/conséquences. On ne fait pas du juridique et du fiscal par internet, donc la concertation des conseils entre eux ajoutent une sécurité très souvent nécessaire et protectrice. La sécurité a un prix, celui des conseils tiers (notaire, avocat, indépendant du patrimoine.).

La prudence et la sécurité ne doivent pas empêcher d'avancer. La sécurité est nécessaire et doit se travailler pour garder le cap dans des temps difficiles. C'est comme cela que les entreprises familiales perdurent et non par des risques plus élevés.

LIGNES D'ACTION


. Assurer un volant de trésorerie suffisant pour garder une marge de manoeuvre suffisante en cas de coup dur, et savoir (comment) optimiser les BFR si nécessaire.

. S'entourer de conseils (experts comptables, notaires, avocats. mais pas vraiment les banques). La sécurité a un coût que le développement rentabilise très vite.

. Une stricte exigence sur les sujets sensibles pour éviter les contrôles (même si la perfection comptable, sociale, . n'existe pas).

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. Les jeunes générations ont un profil moins "risqué". Les entreprises doivent pourtant se développer. Risque et développement restent intimement liés.

LIGNES OPERATIONNELLES

. Etablir annuellement une cartographie des risques (finance, réputation, prix, social, marque, qualité, production, assurances, fournisseurs, etc.). Le contrôle réduit les risques.

. Prendre du risque financier sur ses placements privés n'a pas beaucoup d'intérêt. Cela rajoute du stress sur le quotidien qui est déjà bien chargé. L'on peut gérer ses fonds sans être en PEA ou en actions, par des opcvm flexibles ou diversifiés.

. Budgétiser les décisions d'investissement avec un plan de financement, un plan de charge, un retour sur investissement.

. Définir des fiches de poste pour les salariés (qui fait quoi et avec qui), avec les missions essentielles et les tâches complémentaires. Cela évite les confusions ou les non-décisions.


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

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© 2014-2017 Finadoc Actionnal (COSALE - RCS Lille Métropole) - François Almaleh