DICTIONNAIRE PRATIQUE DES ENTREPRISES FAMILIALES

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VALORISATION

LIGNES DE REFLEXION

Les enjeux de la valorisation d'une entreprise familiale dépassent les seules valeurs financières stricto sensu. Dans des situations où des actionnaires non-opérationnels doivent déclarer à l'ISF telle valeur d'entreprise, et que parallèlement des attributions gratuites d'actions se font sur une autre valeur, et qu'un projet de rapprochement donne encore une troisième valorisée plus élevée, que pourrait penser l'administration fiscale de tant de prix pour un même bien. Même si cela est parfois compliqué à gérer, d'unifier les valeurs d'entreprise suivant les volontés individuelles, cela reste une nécessité pour une tranquillité fiscale évidente.

Le prix d'une entreprise est variable dans le contexte où il s'applique. Le prix dans le cadre d'une transmission sera (en général) plus faible, pour ne pas alourdir par une dette improductive ce qui sera en partie vendu ou donné aux enfants. Vis-à-vis de tiers (banques, assureurs) la valorisation sera plus élevée, plutôt proche de la situation nette ré-évaluée. Dans une transmission aux cadres, là aussi, le prix ne sera pas au plus fort, mais non plus le plus faible. Sur une méthode comptable (une ou plusieurs méthodes, le sujet n'est pas là), le prix de l'entreprise sera plus élevé si une introduction en bourse est envisagée (les acheteurs veulent bien payer mais pas au plus cher), encore davantage si un investisseur financier entre au capital (dans un processus de mise en concurrence des fonds d'investissement). Et enfin, quand l'entreprise est approchée dans le cadre d'un rachat stratégique, l'on aura là une valeur maximale. Est-ce d'ailleurs toujours cette valeur à prendre en compte ? Pas si évident si l'on regarde les conditions du prix et du projet économique. Les synergies possibles dopent la valorisation d'une entreprise. A l'inverse, l'homme clef ou le dirigeant qui n'aura pas su déléguer conduira au sens inverse.

Le dirigeant d'un entreprise familiale connait intuitivement la valeur de son entreprise, et souvent il se fixe une valeur qui lui donne raison bien plus que les feuilles de calcul excel qui ne modélisent pas tout. Cela constitue pour lui le prix de son travail et de ses efforts. Il connait le marché, les concurrents, son savoir-faire. mais ne l'exprime pas à la manière des financiers. Il ajoutera à la valeur de son entreprise son salaire quand il est important puisqu'après son départ, une charge sociale se libèrera. De plus, les méthodes visant à comparer une PME/ETI à des comparables sectoriels ou boursiers trouvent des limites évidentes : les grands groupes ne conditionnent pas toute la vie économique et ne peuvent être le seul point de repère. Ils sont utilisés car l'on a de l'information sur eux, mais les limites doivent être connues. Enfin, il est tellement évident de le dire, mais rappelons-le que le prix d'une entreprise reste conditionné à ce que veut bien en payer une contrepartie. Vouloir une valorisation élevée (cession, rapprochement, ...) et ne pas acter cette valorisation au marché n'a pas de sens L'on a souvent le cas de dirigeants qui se disent vendeurs à un prix élevé mais pour acter finalement l'intérêt de ne rien faire.

LIGNES D'ACTION

. Faire valoriser annuellement son entreprise, par des méthodes comprises, cohérentes, et à garder constantes chaque année. L'administration fiscale a produit en 2007 un document de référence sur sa vision de la valorisation des entreprises.

. Veiller à la logique des prix des titres d'entreprise quand plusieurs sujets se croisent (donation, ISF, rapprochement.).

. Développer l'actionnariat salarié (dans la limite de 5 à 10% du capital) pour l'implication que cela représente pour eux et l'effort pédagogique à diffuser : la valeur d'une entreprise évolue et les décisions sont alors à prendre en fonction des résultats.

LIGNES DE PRUDENCE (points à éviter)

. La méthode des comparables (bourse, transactions) est intéressante, mais prudence quand les entreprises référentes ne sont pas toujours les mêmes. Les tailles d'entreprise dans un même secteur jouent également.

. Coût d'une évaluation qui parfois atteint 15 à 40 KE pour un travail réalisé qui ne justifie pas ce prix.

. La valorisation des actifs immatériels, à la mode, n'est pas toujours très pertinente. C'est que certains veulent vendre plus cher ce que le marché n'est pas prêt à payer.

LIGNES OPERATIONNELLES

. Valoriser l'entreprise en fournissant son propre prévisionnel et ses propres hypothèses. On valorise l'entreprise pour le futur.

. Donner à l'évaluateur le contexte de la valorisation (ISF, donation, transaction familiale, cession à titre onéreux). Une valorisation s'inscrit toujours dans un contexte.

. Faire inclure dans la valorisation l'analyse tendancielle de l'entreprise sur des points financiers (CA, taux de marge, EBIT/CA, taux d'endettement.), par exemple sur les 10 dernières années.

. Projeter la valorisation en incluant sur la méthode des DCF (cash flows actualisés) les besoins en fonds de roulement, et les besoins de capacité de production (capex).


CONTRIBUTIONS COLLABORATIVES

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